ShinodaNaruto RP
Retour au journal
À LA UNE

LES CROCS DE L’EST

Lorsque l’Union du Cristal s’effondra, les bandes de pillards qui occupaient ses frontières furent d’abord considérées comme une menace secondaire.

Sinbad

Lorsque l’Union du Cristal s’effondra, les bandes de pillards qui occupaient ses frontières furent d’abord considérées comme une menace secondaire. Divisés, désorganisés et moins nombreux que les armées issues des anciennes nations, les bandits semblaient incapables de rivaliser avec les puissances qui se disputaient l’île. Ils pouvaient attaquer un convoi, incendier un village ou tendre une embuscade, mais certainement pas affronter une véritable armée. Cette époque semble désormais révolue. Au cours des derniers mois, les trois grandes factions bandites du nord ont considérablement renforcé leurs rangs. Leurs camps se sont agrandis, leurs combattants se sont mieux équipés et leurs forces seraient maintenant suffisamment importantes pour affronter seules l’une des factions nées de l’effondrement de l’Union. Les bandits du Nord et ceux du Sud demeurent pourtant silencieux. Leurs troupes restent retranchées sur leurs terres et aucun mouvement majeur n’a encore été observé au-delà de leurs frontières. À l’Est, en revanche, les bandits ont abandonné toute forme de prudence. Depuis leurs repaires côtiers, plusieurs expéditions ont pris la mer. Leurs navires ont longé les côtes avant de frapper successivement les territoires des bourgeois du Cristal, de l’Armée du Cristal, des paysans des Nouilles et de l’Armée populaire des Nouilles. Les affrontements furent nombreux et particulièrement violents. Certaines expéditions furent repoussées au prix de lourdes pertes, tandis que d’autres parvinrent à écraser les défenses locales. Des villages furent pillés, des réserves emportées et plusieurs portions du littoral tombèrent temporairement sous le contrôle des assaillants. Les bandits de l’Est ont démontré une efficacité militaire que peu leur soupçonnaient. Ils ne se contentent plus de mener de simples razzias : ils semblent désormais capables de remporter de véritables batailles et d’établir des positions durables loin de leurs terres d’origine. Mais les bandits ne sont pas les seuls à profiter du chaos. Sur différentes côtes de l’île, des navires appartenant à une puissance étrangère à la guerre civile auraient également été aperçus. Venus du continent, ils frapperaient les régions les moins protégées avant de disparaître avec les richesses saisies. L’identité de cet État reste incertaine, mais une chose semble claire : au-delà des frontières de l’ancienne Union, certains ont compris que cette guerre représentait une occasion de s’enrichir. Une puissance extérieure aurait également tenté d’obtenir la soumission d’une faction locale. Sous couvert de protection et de stabilité, le Pays des Cascades aurait exigé l’intégration de ses terres, accompagnant sa proposition de menaces à peine dissimulées. L’offre fut refusée et, pour le moment, aucune intervention militaire ne semble avoir suivi. Partout sur l’île, les différentes puissances cherchent maintenant à se préparer. Les armées recrutent. Les villes accumulent des réserves. Les dirigeants recherchent de nouveaux alliés et les factions les plus faibles tentent de renforcer leur économie avant que leurs voisins ne décident de frapper. La Guerre des Éclats ne fait que commencer. Et ceux que l’on prenait autrefois pour de simples pillards sont désormais devenus des conquérants.